Opération « Ports Propres »
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Suivi des préconisations du Diagnostic
environnemental
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Port de Beau Rivage à Saint-Chamas
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Port de Beau Rivage
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Commune de Saint-Chamas
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Port de Beau Rivage
SOMMAIRE
Le port de Beau Rivage de Saint-Chamas est géré par une association de loi 1901, le Club Nautique de Beau Rivage (CNBR). A la demande du GIPREB, une étude
« Ports Propres » a été réalisée par In Vivo environnement et rendu en Mai 2006. Les préconisations pour l’amélioration de la qualité environnementale font l’objet d’un suivi basé sur
l’entretien du 2 octobre 2007 avec le Président de l’association, Monsieur Robert SANCHEZ.
L’aire technique est gérée par l’association. Tous les adhérents sont formés au maniement de la grue. Les travaux réalisés sur le site correspondent à du
levage, carénage, de la réparation mécanique et de l’entretien de coque (peintures anti-fouling).
L’aire est étanchéifié et les eaux de lavage sont dirigées via une canalisation en contrebas et traitées par un débourbeur et un décanteur de capacité
respective de 1000 l et 500 l.
Les bateaux une fois levés sont déplacés sur bers roulants (roues ou des rails).
Les résidus solides issus du carénage étaient balayés et stockés sur la terre à proximité de la plaque du séparateur à hydrocarbure.
Un point d’amélioration a été identifié lors du diagnostic pour l’aire technique :
Aménagement sur l’aire de carénage d’une zone de
stockage des matières balayées issues des travaux de carénage.
Cette préconisation n’a pas été réalisée, cependant ces résidus solides ne sont plus stockés à l’endroit initial qui est désormais bétonné. Le bureau du
port conseil aux usagers de séparer les résidus de peintures des résidus organiques issus du carénage. Les résidus de peintures doivent être redirigé vers le collecteur en contrebas et les
résidus organiques sont évacués à la mer derrière la digue.
Aussi se pose ici la question du devenir des résidus de balayage des aires techniques.
Des actions non préconisées dans le diagnostic ont été entreprises par le port. En effet le rayon d’action de la grue a été délimité au sol par de
la peinture jaune. Les rails des bers ont aussi fait l’objet de signalisation afin de prévenir du danger de chute.
Enfin Monsieur SANCHEZ précise aussi qu’il souhaite prochainement fermer l’aire technique par des barrières pour être en totale conformité
règlementaire.
Outre la préconisation précédente, deux solutions complémentaires ont été proposées dans le diagnostic en vu d’améliorer la qualité des sédiments du port
:
Solution 1 : Installer des moyens de
récupération des eaux de fond de cale,
Solution 2 : réaliser un dragage des zones
contaminées (= dragage environnemental).
La récupération des eaux de fond de cale n’a pas fait l’objet d’une réflexion avancée. De plus M. SANCHEZ pense que son port ne possède pas une
capacité suffisant pour qu’il soit intéressant d’investir dans une telle installation. Aussi M. SANCHEZ espère que ses usagers vident leurs eaux de fond de cale dans le séparateur à hydrocarbure.
Aussi il n’est pas exclu de mutualiser cette activité avec le port du Centre nautique de Saint-Chamas si celui-ci est équipé.
Principale problématique de l’association, le dragage du port fait l’objet d’une demande de déclaration et d’un calendrier prévisionnel sur 10 ans. Il est
important de signaler que l’association sera en partie tributaire de financements externes pour cette réalisation puisque sa gestion se fait uniquement sur les adhésions. L’avenir du port est
dépendant de ces financements, en effet certains bateaux sont déjà actuellement condamnés à demeurer à quai à cause de l’envasement, résultant des rejets de limon du canal usinier de
EDF.
La qualité de l’eau du port est tributaire des apports du lessivage des eaux de pluies du bassin versant, des rejets d’eau de vannes par les bateaux ainsi que
tous rejets anthropiques.
Le port de Beau Rivage ne possède pas de moyens derécupération des eaux grises et noires.
Il a été préconisé lors du diagnostic :
Installer une pompe à eaux grises et
noires et une ou des cuves de récupération.
Ce point a fait l’objet récemment d’une mutualisation avec le Centre Nautique de Saint-Chamas en échange de la disponibilité du barrage flottant
anti-pollution pour fermer l’entrée du port. Ceci est mentionné dans le site Internet du port.
Le port ne dispose pas de système de collecte des eaux de lessivage des parkings pour récupérer les matières fines et les contaminants de type
hydrocarbures.
Il a été préconisé lors du diagnostic :
Equiper les parkings d’un système de collecte des
eaux pluviales.
Le port ne dispose pas de moyens financiers suffisant pour répondre à cette préconisation.
1.3.1. Récupération des huiles usagées
Le conteneur récupérateur à huiles usagées est posé sur une dalle de béton. Il ne dispose pas de bac de rétention pour prévenir des fuites ou des mauvaise
manipulation lors de transvasement.
Aussi les propositions faites lors du diagnostic étaient les suivantes :
Mise en place d’un bac de rétention en
support.
Le port n’a pas à ce jour équipé le conteneur à huiles usagées, mais une réflexion est faite sur une transformation possible de la dalle en bac de
rétention, par un système de coffrage et l’ajout de sable. Ici la question du devenir du sable souillé se pose.
Il convient aussi de signaler que les usagers ont pour consigne d’évacuer au maximum leurs huiles usagées en déchetterie.
Le port ne fait pas le tri sélectif des ordures ménagères et ne dispose que d’un seul conteneur à déchets ménagers localisé à l’entrée du port. Les adhérents
sont chargés d’évacuer eux même leur déchets.
Conformément à la réglementation un Plan de réception et de traitement des déchets d’exploitation des navires est en cours de finalisation. Celui-ci une fois
validé sera intégralement disponible sur le site Internet du port.
De plus il faut souligner que des journées de nettoyage sont organisées par le bureau du port, cette action est basée sur du volontariat. Ces journées, comme
les « journées galères » sont en général suivies d’un dîner au club house.
En matière de collecte des déchets un point d’amélioration a été établi lors du diagnostic :
Amélioration de la zone d’apport volontaire de
déchets pour l’aire technique (batteries, bidon de peinture de carénage…).
Tous les déchets issus du carénage, à l’exception des huiles moteurs, doivent être évacués par les adhérents en déchetteries, une carte d’accès à la
déchetterie de Saint-Chamas est disponible pour tous les adhérents. Le port ne souhaite pas créer de point propre puisque la gestion des déchets du port fonctionne très bien. Le port est très
propre et aucune accumulation de macro-déchet n’est visible. Cette procédure est précisée dans le Plan de réception et de traitement des déchets d’exploitation des navires.
Il n y avait pas de plan de récupération des fusées de détresse, aussi la préconisation faite lors du diagnostic a été :
Mise en place d’un système de collecte des fusées
de détresse et filière d’évacuation + information aux plaisanciers.
Aujourd’hui encore aucune filière n’est établie. Le président du CNBR se dit préoccupé par cette problématique mais dans l’incapacité d’y répondre au vu des
coûts engendrés par l’élimination des engins pyrotechniques. Il convient de souligner que M. SANCHEZ a envoyé un courrier au directeur de la communauté d’agglomération Agglopôle Provence
concernant cette problématique mais aucune réponse ne lui a été faite.
Le Président du CNBR regrette que trop souvent la sécurité ne s’applique qu’aux personnes et très peu aux biens et par conséquent aux bateaux. Aussi la
politique du port de Beau Rivage s’attache à une gestion privilégiant la taille des emplacements. Les bateaux, à plus de 90% des voiliers, sont assez espacés pour ne pas s’entrechoquer même par
de fort coup de vent.
En matière de prévention contre les pollutions par les hydrocarbures issus de dégazage ou de marée noires il convient de souligner que le barrage absorbant est désormais en place dans un
abri intégré au paysage près de la passe d’entrée du port. Une embarcation dédiée au déroulement du barrage y est aussi installée. Ce barrage fait l’objet d’un accord de mutualisation de moyens
entre le CNBR et le Centre Nautique de Saint-Chamas.
Les points critiques relevés lors du diagnostic en matière de sécurité des biens et des personnes sont :
- Faible
tirant d’eau de la passe d’entrée (abordé ci-dessus),
- Récupération
des fusées de détresse (abordé ci-dessus),
- Bornes
électriques abîmées (abordé plus loin dans le chapitre Maîtrise des ressources),
- Mauvais état
des quais et de certains pontons,
- Pas
d’échelles le long des appontements,
- Pas
d’extincteurs le long des appontements,
- Pas de
bouées le long des appontements,
Aussi les améliorations proposées lors du diagnostic concernant ces quatre derniers points étaient :
Rénovation et mise en conformité des
pontons et quais vétustes,
Améliorer la sécurité le long des pontons en
ajoutant des échelles, extincteurs et bouées de secours.
Rénovation et mise en conformité des pontons et
quais vétustes
Les travaux d’entretien et de rénovation des ouvrages du port sont réalisés par les adhérents lors des journées galères qui sont obligatoires. A défaut de
présence le plaisancier voit sa cotisation annuelle majorée de 10 %.
Une partie des quais a déjà été rénovée par l’association. L’ensemble des travaux est planifié pour les prochaines journées galères.
Les pontons de la digue du Levant (à l’Est) sont en contrebas de la voie d’accès et lors d’épisode pluvieux les sédiments de la digue ravinent dans le
port. Afin de limiter cet apport sédimentaire les adhérents ont entrepris de bâtir des murets de rétention.
Ces travaux intègrent la rénovation du réseau d’eau et d’électricité de la digue du Levant.
Améliorer la sécurité le long des pontons en
ajoutant des échelles, extincteurs et bouées de secours
√ Les échelles : le port s’est équipé de 3 échelles qui ont été disposées près de l’aire de carénage sur les pontons. Dans le reste du port le
tirant d’eau est très faible et des échelles de secours ne sont pas nécessaire.
√ Les bouées de sauvetage : Le port a
été équipé de 6 bouées mais une seule est opérationnelle. Elle est disposée sous la grue de l’aire de carénage. Les autres bouées seront disposées dans le port sur des poteaux de présentation
qu’il reste à fabriquer.
√ Les extincteurs : Le port dispose de 7 extincteurs, 2 était déjà installés lors du diagnostic (toilettes et club house), 3 ont été rajoutés et 2 sont
encore en attente d’installation.
Les 3 nouveaux sont installés sous la grue de carénage (à coté de la bouée de sauvetage), au fond du port et sur la terrasse du club house.
Il est apparu lors du diagnostic que la communication en matière d’environnement était présente mais insuffisante. Aussi il a été préconisé
:
Mettre en place des conférences et développer la
signalétique (panneaux).
Plusieurs points d’amélioration ont été entrepris. Tout d’abord le port dispose désormais d’un site Internet (www.cnbr.over-blog.com) où certaines informations relatives
à l’environnement sont présentées et notamment en première page un résumé du Plan de réception et de traitement des déchets et une mention relative à l’opération Ports Propres. Le Plan de
réception et de traitement des déchets sera intégralement mis en ligne sur le site dès sa finalisation. Les actions du GIPREB y sont aussi disponibles.
Il convient aussi de souligner que le président du CNBR M.SANCHEZ aborde à chaque assemblée générale les avancées pour l’opération Ports
Propres.
Les journées de nettoyage du port sont régulièrement organisées, l’information est disponible sur le site web et affiché au club house.
Les points retenus dans la proposition du programme d’action et concernant la sécurité électrique sont :
Remplacement de certaines bornes d’alimentation
en électricité,
Rééquilibrage des comptages.
Certaines bornes ont été ouvertes et manipulées par des plaisanciers mais seuls les systèmes de fermetures des ports ont été dégradés. L’APAVE qui
contrôle chaque année les installations électriques du port n’a noté dans le procès verbal aucune obligation de remplacement des bornes. Compte tenu du budget de l’association, le remplacement
des bornes n’est pas planifié.
Il existe un déséquilibre d’utilisation des 3 postes délivrant du courant sur le port. Mais avec 800 W par poste, ce déséquilibre n’est pas gênant
compte tenu du faible niveau d’utilisation par les plaisanciers, et de la fréquence occasionnelle de la vie à bord des bateaux.
Le point retenu dans la proposition du programme d’action et concernant la gestion de l’eau est :
Obligation d’utilisation de pistolets à
eau.
Cette recommandation a été suivie, chaque adhérent possède son pistolet à eau.
A noter que le port ne souhaite pas s’équiper en réducteur de pression même avec une pression de 8 bars car sur les quais il ne dispose pas de
l’alimentation électrique suffisante pour faire fonctionner un nettoyeur haute pression. Seule l’aire de carénage en est équipée. Pendant la haute saison, le CNBR utilise l’eau du canal usiné
d’EDF.
A la question des perspectives de qualité environnementales du port de Beau Rivage le Président Robert SANCHEZ semble optimiste même si la tache est
difficile. En effet il souhaite obtenir le label des Ports Propres. Aussi il se dit conscient de l’importance de la gestion environnementale des ports notamment comme outil de sensibilisation.
Cependant il souligne que ce ne sont pas les ports qui a cours terme vont polluer le plus l’étang de Berre, puisque des actions du type ports propres sont en cours de réalisation, mais bel et
bien les nuisances qu’occasionnent les rejets sédimentaires de l’usine EDF de Saint-Chamas.
Il est important de souligner le caractère associatif du port, l’ensemble des actions est réalisé par les adhérents eux même. Ce système permet aux
adhérents de s’approprier la démarche environnementale et par là de surmonter les difficultés d’une telle gestion. Ceci est une étape importante en management environnemental.
Parmi les mutualisations possibles le port a passé un accord avec le Centre nautique de Saint-Chamas concernant l’utilisation de la pompe à eaux grises et
noires en échange de la mise à disponibilité du barrage absorbant anti-pollution.
M. SANCHEZ se dit prêt à discuter d’un mutualisation de l’aire de carénage du port de Beau Rivage avec les ports du Conseil Général si en contre partie
ces derniers sont prêts à faire des efforts pour participer au financement du dragage.
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